Investisseurs : La gestion du risque

Anne-Sophie Squiban les tips angels santé

 


La gestion du risque est une démarche d’identification des risques potentiels relatifs à son portefeuille d’investissements afin de prendre les mesures nécessaires pour les limiter.

En matière d’investissement, le risque est « la possibilité qu’une position ouverte n’aboutisse pas au résultat escompté ». Ceci peut se matérialiser par des gains moins importants ou des pertes supérieures à son investissement initial.

Il est cependant difficile d’évaluer clairement le risque de cet investissement, qui réside principalement dans le fait qu’il s’agit de financer l’innovation et dont le succès potentiel de l’entreprise investie n’est pas identifiable. C’est d’autant plus vrai que l’investissement se fait très tôt dans la vie de la start-up. Une équation à plusieurs inconnues qu’il faut pouvoir anticiper.
Ce n’est qu’à terme, lorsque l’investisseur sortira de l’entreprise, qu’il pourra savoir si son investissement lui a été profitable ou non.

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"Les jeunes entreprises françaises présentent des opportunités d’investissement mais celles-ci ne sont pas dénuées de risque."

Une fois les risques potentiels relatifs à son portefeuille identifiés, il existe différentes méthodes pour les minimiser :

  • Attacher un stop et une limite à ses positions pour qu’elles soient automatiquement clôturées à un cours prédéfini.
  • Couvrir (‘hedger’) une position en ouvrant une autre position dans le sens inverse de celle déjà détenue.
  • Opter pour des opérations dont le risque est moindre.
  • Négocier une participation au bon prix en réduisant les frais : le futur actionnaire doit s’assurer que la valorisation a été effectuée par des experts indépendants, censés protéger l’investisseur d’une exagération à la hausse de la valorisation de l’entreprise.
  • Éviter également les frais excessifs, lors de l’entrée au capital, comme sur le long cours. Bien garder à l’esprit que plus les intermédiaires entre la start-up et l’investisseur sont nombreux, plus la rentabilité de son investissement sera diminuée par des frais.
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Après avoir levé 2,4 millions d’euros fin 2015, Cardiawave, une start-up française développant un dispositif médical très innovant dans le domaine des thérapies par ultrasons, a réalisé une nouvelle levée de fonds de 1,4 millions d’euros auprès de ses actionnaires et des réseaux de Business Angels dont Angels Santé : un modèle d'investissement réussi pour nos business angels !

  • Diversifier ses opérations : une réelle diversification de ses placements permet d’atténuer le risque lié à ses investissements. Il est conseillé de répartir ses investissements sur plusieurs PME, une quinzaine environ. Quoi qu’il en soit, l’investissement dans le non-coté suppose un horizon de placement suffisamment long – supérieur à la durée minimum de cinq ans, exigée pour bénéficier des avantages fiscaux – et une surface financière assez importante pour pouvoir exposer une partie de son patrimoine à un risque de perte significatif. Il ne faut pas y consacrer plus de 5 à 10 % de son patrimoine mobilier – attention toutefois : certains investisseurs particuliers sont attirés par l’investissement en Start-ups en raison des réductions d’impôt sur le revenu auxquelles il donne droit. Mais l’investissement PME n’est pas seulement un produit de défiscalisation ; c’est un placement à part entière.
  • Anticiper sa sortie et la revente du capital : de nos jours, il est relativement aisé d’investir dans une jeune entreprise, mais il est beaucoup plus compliqué de vendre pour sortir de cette entreprise. La difficulté du désinvestissement est réelle. Des montages financiers pour aider les actionnaires à sortir en gré-à-gré du capital d’une société existent mais ils ont un coût : pénalités financières en cas d’illiquidité des titres ou vente de l’intégralité de sa société, par exemple. Un moyen de garantir une bonne sortie des investisseurs est la cotation en Bourse qui permet de créer de la liquidité en mettant en relation les acheteurs et vendeurs. La sortie positive demande une anticipation qui doit se traduire dès le Pacte d’Actionnaires.